LES PETITES STATIONS DE SKI ALPIN AU QUÉBEC FONT FACE À D’ÉNORMES DÉFIS

Par : Marie-Louise Tardif ( Décembre 2017 )
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ÉVASION

Vous ne serez pas surpris de lire que le réchauffement climatique a un impact majeur sur la rentabilité des stations de ski alpin au Québec : les saisons sont plus courtes, la couverture de neige naturelle diminue et elle est souvent endommagée par la pluie hivernale.

En regardant plus spécifiquement les entreprises qui gèrent des petites montagnes, de 75 à 100 mètres d’altitude, qui n’ont pas de canon pour fabriquer de la neige artificielle, l’exercice de rentabilité devient encore plus périlleux, voire impossible.

Au cours des 30 dernières années, la baisse de natalité, le vieillissement de la population, l’augmentation des coûts pour pratiquer ce sport, la compétition avec les autres sports d’hiver populaires chez les jeunes, soit le hockey et le patinage, et les vacances dans les pays chauds ont aussi un impact sur le nombre de skieurs et de planchistes sur les pistes. À cela, il faut ajouter le problème d’embauche et de rétention de main-d’œuvre pour des emplois saisonniers, l’entretien des équipements spécialisés et le contrôle pour assurer une sécurité constante.

Si elles veulent être capables de rivaliser, il faut que ces entreprises se réinventent et se diversifient dans un avenir rapproché. Fidéliser et renouveler la clientèle constituent l’enjeu principal des stations. Et qui dit nouvelle clientèle dit aussi être capable d’intéresser et d’attirer ces jeunes qui sont nés avec toutes les nouvelles technologies informatiques et qui préfèrent demeurer à l’intérieur.

Le capteur, développé par le fabriquant de skis Rossignol, qui permet de connecter ses skis à son smartphone afin d’enregistrer des images et des sons, sera-t-il suffisamment captivant pour inciter de nouveaux jeunes à jumeler ce sport avec leurs conceptions informatiques ?

Téléphone : 819 536-7155

 

Les petites stations de ski alpin  au Québec font face à d’énormes défis