SARAH DÉSILETS-ROUSSEAU : DE LA BARRE À LA RADIO.

Par : Mélanie Gélinas ( Octobre 2015 )
AFFAIRES

Le 7 septembre 2013, Sarah Désilets-Rousseau s’ajoutait à l’équipe du 106,9 Mauricie. Avocate de métier s’étant reconvertie au journalisme, elle coanime maintenant aux côtés de Jean Sasseville, à l’intérieur de l’émission  « Que la Mauricie se lève » , diffusée du lundi au vendredi dès 5 h 30.

Encouragée par son père à faire un choix de carrière prestigieux, c’est dans le droit que Sarah Désilets-Rousseau a commencé sa vie professionnelle, même si son cœur appartenait plutôt au domaine des communications. Après son assermentation en 2011, elle pratique le droit pendant 2 ans à Québec pour Lévesques et Associés, dans les bureaux de Guy Bertrand, une sommité dans le domaine juridique de qui elle aura énormément appris. « Guy Bertrand est un avocat très connu à Québec, qui m’a appris beaucoup au niveau du droit constitutionnel, du droit criminel et du métier en général. Il m’a enseigné à travailler avec rigueur et c’est ce que j’ai dans mon travail présentement; c’est resté », indique celle qui évolue depuis 2 ans dans le domaine journalistique. 

Toujours membre du Barreau, elle considère son ancien métier comme un atout indéniable: « Ça me donne une belle liberté; je peux traiter des dossiers plus incisifs avec confiance. J’ai appris à lire des états financiers et je connais bien la loi… Si on me parle d’un cas où une loi a été contournée, c’est facile pour moi de m’en rendre compte et de creuser un peu plus ». Quels que soient les sujets dont il est question, plus la nouvelle est controversée, plus Sarah s’y intéresse. Elle adore démystifier certains cas et se donne la mission de défaire les préjugés, d’informer les gens et de briser les idées préconçues.

Bien que positif pour elle, son changement de carrière n’a pas été de tout repos : « J’en ai eu beaucoup à apprendre en deux ans. J’ai été journaliste de fin de semaine, j’ai fait de courts bulletins et de petites chroniques, puis un peu de judiciaire. Maintenant je suis coanimatrice, mais je tente également de sortir des dossiers. C’est ce qui est agréable à « Que la Mauricie se lève », c’est une émission d’équipe. Tout le monde a sa place et on est tous très complices. Je suis la seule femme de l’équipe et je n’ai pas nécessairement les mêmes opinions que mes collègues, ce qui rend notre collaboration bien spéciale. On me demande de prendre ma place d’avocate et de femme. J’interviens de plus en plus. C’est stimulant et ça apporte une couleur différente à l’émission. »

Enfilant son chapeau de journaliste, Sarah commente l’actualité, questionne les invités et fait également la revue de ce qui est viral sur les réseaux sociaux, mais se passionne plus particulièrement et sans surprise pour les cas judiciaires. Elle animait d’ailleurs ses propres chroniques nommées « La justicière » auparavant. Les propos qu’elle y tenait ont toujours leur place au sein de l’émission, mais ils y sont maintenant totalement intégrés : « Ce n’est pas une émission purement juridique. Au contraire, c’est une émission d’actualités. On traite de ce qui se passe en Mauricie. On discute avec le maire, on parle de Shawinigan, des hôpitaux de la région, de la pyrrhotite, bref de choses qui concernent les gens d’ici et qui sont importantes pour eux. On suscite le débat et on tente d’amener des points de vue différents à se confronter, c’est vraiment intéressant », indique celle qui ne recule devant rien afin d’offrir des propos de qualité aux auditeurs.

Retrouvez Jean Sasseville, Sarah Désilets-Rousseau, Claude Boucher, Pier-Louis Paquin et leurs collaborateurs dans « Que la Mauricie se lève » en semaine dès 5 h 30.

Sarah Désilets-Rousseau : de la barre à la radio.